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Déjà dès le matin, une bonne nouvelle ! on apprend  dans Médiapart, par la porte parole de ATTAC, que  "en amont de la manifestation féministe du 8 mars, plusieurs syndicats et associations ont obtenu que le collectif identitaire Némésis ne participe pas au cortège, et réaffirment la nécessité du combat antifasciste".

 

Dès 11 h, Place Darcy , la Zone d'Occupation Féministe s'est remplie de stands colorés, de guirlandes, de pancartes à paillettes, d'animation et de musique.

Répétitions de chorale et de chorégraphies des Rosies, cantine de la Chouchou ; l'ambiance était joyeuse. Mais sérieuse aussi, avec des débats sur l'extrême droite, la militarisation, et la situation en Iran. De nombreuses personnes, venues pour la semaine italienne installée Place Darcy, ont défilé entre les stands.

 

Dès 14 h, on a vu arriver des flots de jeunes. Les pancartes ont été levées à bout de bras, et on a démarré la déambulation dans les rues du Centre Ville. Des arrêts ont permis d'écouter les prises de parole mais aussi les chants de lutte de la chorale des Choux rages, et les chorégraphies des Rosies. On a fini par un bal folk, place de la Libération. L'ambiance était très combative, avec des slogans nombreux contre l'extrême droite, et un cortège de 1200 personnes. 

Cette folle journée a permis de réaffirmer que du chemin reste à parcourir pour l'égalité, contre les discriminations de genre... et qu'on est déterminé·e·s!

Mais elle a montré aussi une formidable mobilisation, de la jeunesse en particulier, à l'heure où les idées et les groupes d'extrême droite veulent tenir le haut du pavé.

À Dijon, la riposte a été à la hauteur, et c'est de bon augure pour le combat antifasciste.

https://dijoncter.info/un-moment-de-joie-et-de-rage-grande-manfestation-pour-le-8-mars-a-dijon-6741

https://www.bienpublic.com/faits-divers-justice/2026/03/08/plus-d-un-millier-de-personnes-ont-defendu-les-droits-des-femmes-a-dijon

 

Mais il est regrettable que cette journée, si réussie et sans aucun incident, ait été entachée par un comportement inadmissible du Procureur et de la police. Une fois que tout a été fini et que les organisatrices ont replié le matériel, 17 personnes — dont les organisatrices — ont été interpellées par au moins 20 policiers qui les ont encerclées sur une petite place à l'arrière de la Place de la Libération. Il s'agissait d'une réquisition du Procureur.

Un communiqué a été publié depuis, signé par de nombreuses organisations. Le procureur de la République a reçu à ce sujet une lettre signée de nombreuses organisations. Il a répondu avoir pris ses réquisitions sur demande de la police. Il s'est avéré que ces contrôles étaient illégaux, la participation à une manifestation déclarée ne pouvant donner lieu à de tels contrôles !

 

La défenseuse des droits a été saisie. Ces comportements des représentants de l'État ne tombent pas du ciel : ils visent à intimider, à créer des incidents qui vont venir discréditer la mobilisation et à faire penser à l'opinion que  manif = délit.  Ce sont ces comportements qui montrent que petit à petit, nous changeons d'époque en matière de droits et libertés.

 

 

- prise de parole de FSU/ LDH/ ATTAC

 

- interview de Youlie Yamamoto, porte-parole de ATTAC à Médiapart, suite à la demande acceptée par le Ministère de l'Intérieur d'interdire aux Némésis l'accès aux manifs du 8 mars . Une première victoire !

- communiqué AGGF, signé par les soutiens, contre les contrôles abusifs dont les organisatrices ont fait l'objet.

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