
NON à Stérin et son monde !
Ce mardi 2 décembre, une foule nombreuse et joyeuse s'est rassemblée pour un bal populaire * devant le Palais des Congrès de Dijon pour dire :
NON aux nuits du « bien commun » de Pierre-Édouard Stérin !!!
Nous aimons la culture populaire !
C'est en effet ce soir-là que devait se dérouler pour la 3ème fois à Dijon cet événement organisé par l'extrême-droite sous la houlette de P.E. Stérin, milliardaire évadé fiscal en Belgique depuis 2012. Il veut, grâce à sa fortune, favoriser l’arrivée de l'extrême- droite au pouvoir, en dotant de 150 millions d'euros son projet PERICLES (Patriotes Enracinés Résistants Identitaires Chrétiens Libéraux Européens Souverainistes — rien que ça !!!) pour aider à la conquête de 300 mairies aux municipales de 2026 et œuvrer à la victoire complète de l'extrême-droite à la présidentielle. Il est, comme il le proclame publiquement, « en croisade », et veut devenir un saint par ce moyen !
Il entend diffuser et ancrer ses idées durablement dans la société en investissant tous les champs possibles : l'éducation (avec des internats du type « Excellence ruralité » comme à Étang-sur-Arroux), la famille (il veut favoriser les naissances de « bébés de souche européenne »), les médias, le monde associatif, la culture avec des spectacles révisionnistes de l'Histoire de France ou en labellisant des fêtes populaires qui ne lui ont rien demandé, comme la fête de la Vielle à Anost...
Les Nuits (dites) du « bien commun » font partie de cette stratégie : en apparence, ce sont d'innocentes soirées de collectes de fonds — type gala de charité — à destination d'associations, organisées dans une quinzaine de villes en France. Choisies par un comité stratégique composé de proches des réseaux du milliardaire, la plupart des associations bénéficiaires de ces dernières années à l’échelle nationale ont une fâcheuse tendance à se situer dans une mouvance réactionnaire (anti-avortement, anti-LGBT, révisionniste…).
Certes, toutes les « bénéficiaires » ne sont pas dans ce cas. Mais Stérin utilise les graves difficultés financières que connaît le monde associatif qui joue un rôle fondamental dans le tissu social de notre pays, comme dans la solidarité internationale, pour jouer son jeu dangereux : le panel des associations lauréates est un savant mélange… Ces galas de charité permettent ainsi la mise en réseau de partenaires financiers, associatifs et culturels via les comités de soutien locaux, qui pourront s’avérer précieux pour les prochaines campagnes électorales. Ainsi Stérin, évadé fiscal, contribue à asphyxier les associations et milite pour le désengagement de l’État, puis se présente comme leur sauveur.
Mais maintenant, les plans de Stérin ont été largement mis au jour par des médias comme l'Humanité, Médiapart, Blast, etc. Lui-même a quitté le Conseil d’Administration des "Nuits du bien commun", mais il est habile à multiplier les intermédiaires et les sociétés pour rendre son système plus opaque. Il est toujours donateur du Fonds, et actionnaire d’Obole, la société organisatrice.
Il est aussi poursuivi en justice pour deux affaires : refus de se rendre, à 3 reprises, à la convocation de la commission d'enquête parlementaire sur les élections, et soupçons de financement illégal du RN du côté de Marseille.
Partout en France, nous nous organisons pour faire la lumière auprès du public sur les plans de Stérin, et de ce fait, des associations et des mécènes se retirent des Nuits du bien commun : à Dijon, trois associations et deux mécènes font ainsi faux bond au « philanthrope » cette année.
Partout s’organisent des mobilisations populaires : communiqués unitaires, rassemblements, grève des intermittent·e·s, expressions publiques (associations catholiques qui prennent de la distance, tribune de huit maires de grandes villes…).
Partout, nous nous dressons contre ces milliardaires qui, au mépris de la démocratie, tentent d'influer sur l'évolution de la société.
Il nous faut être vigilant·e·s ! La bataille culturelle que mène l'extrême droite détourne les valeurs de solidarité, de culture populaire, de patrimoine, pour en faire des outils de sa propagande, tout en diffusant ses « éléments de langage » pour dire : « circulez il n'y a rien à voir ». C'est ainsi que près de 2 pages du Bien Public ont été consacrées à la justification de la "nuit du bien commun", après que des associations * ont fait une conférence de presse expliquant la nature de cette soirée.
Les CRS protègent les soirées de Stérin : il n'est jamais le bienvenu, ni dans les villes, ni dans les campagnes !
Associations bénéficiaires à Dijon cette année (et donc informées par nos soins de la nature des fonds qu'elles perçoivent) :
- Forestiers du Monde
- Un avenir pour Chloé
- Bistrot Bertha
- Ecole de production industrie (EDPI)
- La classe Claire Aime (école privée hors contrat)
- Les amis de la Cordelle (réfection d'un monastère sur le colline de Vézelay)
- SOS Prémas
Mécènes :
Bourgogne Escargots, AXA, MMA, L'Abeille, SEB, Banque Populaire, Radio RCF
* appelé par : Assemblée antifasciste, Assemblée Populaire, ATTAC21, CGT, Le FIL, FSU, LDH, La Maison Phare, Morvan Mobilisation Solidaire, Mouvement de la Paix, MRAP, Les Orageuses, Oxfam, Soulèvements de la Terre, Solidaires 21, SOS Racisme, STUCS CNT-SO, UJFP
* ATTAC21, LDH, Soulèvements de la terre, Assemblée populaire
LA REVUE DE PRESSE :
Ces informations ne sortent pas de nulle part,de nombreux articles et vidéos ont été publiés par plusieurs médias nationaux comme Le Monde, France Inter, L’Humanité et quelques médias indépendants (Blast..) :
France Info ( article )
France Inter
L’édito Média sur France Inter
www.youtube.com/watch?v=P0DyNt4Sy04
L’Humanité
Le Monde
Le nouvel Obs
Le plan Périclès sur Le Média avec un journaliste de l’Humanité
www.youtube.com/watch?v=R9fULYQ_ViE
Le Plan Périclès décrypté par Blast
www.youtube.com/watch?v=g-VPcZ6ZUo8


