
Ukraine : la guerre pollue
Qui n’a pas songé à soulever la poussière des siècles afin de mieux saisir le poids, la couleur, la vibration des mots échangés, transmis depuis la nuit des temps de génération en génération, ce qui participe à la trame et même au corps de nos pensées, de nos émotions ? Comme chaque époque a su heureusement inventer et proposer au futur de nouveaux vocables, chacun a une histoire et s’amuse des variations, des précisions de sens à lui accordées par nous tous… Parfois, ils en rient ensemble.
L’humanité avance en sculptant le sens et donc la portée, la puissance, la substance, la chair, la valeur des mots.
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Oui, chaque MOT est un être vivant ! Et nous participons à son destin quand nous l’employons. De sa naissance à sa mort.
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Fort de cette certitude, Zoé a participé cet été à une campagne de fouilles archéologiques préventives menée par l’association REMPART sur le site de l’ancienne poste, Place Centrale, où doit s’élever un nouvel immeuble au détriment d’un vaste espace végétalisé, arboré et apaisant… Le but de ces fouilles — de l’ancien français fuuiller (XVIème s.), issu du latin vulgaire fodiculare (diminutif de fodicare : percer) — était de retrouver la trace des phonèmes qui y ont séjourné, quelques heures ou quelques jours avant de rejoindre leur destinataire, messagers de sombres ou lumineuses nouvelles. Le cachet de la poste faisant foi !
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Ces recherches regroupaient des animaux venus de tous les continents car les plus érudits avaient déjà eu connaissance d’échanges épistolaires interculturels résultant du croisement de différentes langues bien avant le début du XXIème siècle à Quetigny. Mais il en manquait la preuve indubitable et absolue. Désormais la cause est définitivement entendue, même si, me souffle Zoé — selon le vieil adage — « il n’y a pas de vérité scientifique, il n’y a que des connaissances scientifiques »...
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