
Un projet pour le golf ?
Le golf pour toutes et tous : possible ?
Du golf fermé au parc ouvert : pour un Grand Parc métropolitain du Cap Vert
Et si l’on rêvait un peu… ou peut-être pas !
Fort du succès du dernier 14 juillet et de la grande fête populaire qui s’est déroulée sur ce site vert préservé en plein cœur de la métropole, une idée a germé dans la tête de quelques-uns…
Si le terrain de golf actuel du Cap Vert, propriété majoritaire de la commune de Quetigny, devenait un grand espace vert public d'ampleur à l'échelle métropolitaine ?
L’idée peut paraître ambitieuse, saugrenue, irréaliste, utopiste…. ou géniale, non ?
Enfin voilà : nous avons tenté d’entrevoir les contours de façon raisonnée — certain·e·s diront pas toujours raisonnable — mais en la matière, et en l’occurrence dans tous les projets fédérateurs, un brin de folie, d’audace, peut parfois remporter une adhésion inattendue !
« Rendre à tous ce qui appartient à la terre, c’est aussi rendre la terre à tous. »
À partir de cet adage, tentons ensemble un peu de voir au fil de quelques lignes ce qui pourrait s’envisager…
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​I. Un souffle nouveau pour Quetigny et la métropole
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À l’heure où la métropole de Dijon poursuit sa transformation, une évidence s’impose : l’Est du territoire reste le grand oublié des espaces verts métropolitains. Le Sud s’appuie sur le parc de la Colombière, historique et patrimonial ; l’Ouest sur le lac Kir, haut lieu des loisirs et de la nature ; le Nord sur le parc de la Toison d’Or, adossé à un grand centre commercial dont l’attractivité est surtout régionale. Mais à l’Est, rien de comparable : ni grand parc de nature, ni espace de respiration à l’échelle métropolitaine.
Pourtant, ce secteur est aujourd’hui l’un des plus peuplés et dynamiques : Chevigny-Saint-Sauveur (plus de 10 000 habitants), Quetigny (près de 9 500), Sennecey-lès-Dijon en plein essor, sans oublier Neuilly-Crimolois et Magny-sur-Tille. Ensemble, ils forment un bassin de vie de plus de 20 000 habitants, sans grand poumon vert accessible.
Or le site du Cap Vert, à Quetigny, possède un atout rare : un arrêt direct sur la ligne T1 du tramway, reliant le cœur de Dijon au centre commercial, au multiplex et aux quartiers de vie. C’est un lieu accessible sans voiture, déjà fréquenté, au croisement de la nature, des loisirs et de la mobilité durable. Créer ici un Grand Parc métropolitain, c’est offrir à l’Est dijonnais le maillon vert qui manque à l’équilibre territorial.
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II. Du golf au bien commun
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Le terrain de golf de Cap Vert, propriété à près de 90 % de la commune de Quetigny, est aujourd’hui exploité par une société privée dans le cadre d’une délégation communale. Cet espace, longtemps réservé à un usage spécifique, recèle pourtant un potentiel extraordinaire : plus de cinquante hectares de verdure continue, au sein même du tissu urbain, desservis par le tram et proches des logements.
Réinventer ce site, ce n’est pas nier son histoire, mais l’inscrire dans une nouvelle phase de vie publique. Il ne s’agit pas d’effacer le golf, mais d’ouvrir le lieu : en conservant un espace de pratique et d’initiation au golf, symbole d’un sport accessible à tous, tout en transformant la majorité du site en parc familial, arboré et vivant, mêlant nature, détente, culture et promenade.
Le Grand Parc du Cap Vert serait ainsi un lieu de continuité : entre patrimoine communal et avenir métropolitain, entre sport et nature, entre loisirs et écologie.
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III. Un grand parc pour tous
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Le futur Grand Parc du Cap Vert doit être un paysage partagé. Ni un parc d’attractions, ni un simple espace vert, mais un véritable lieu de nature habitée : de grandes allées plantées d’arbres, des prairies et zones de fraîcheur, des espaces de jeux et de détente, une petite pièce d’eau, alimentée par le ruisseau la Mirande et la récupération des eaux pluviales, un réseau de pistes cyclables et de sentiers piétons connectés au tram.
L’expérience du parc de la Toison d’Or l’a montré : la réussite d’un espace vert dépend de la simplicité et de la qualité du cadre naturel, non d’un empilement d’attractions. Le Grand Parc du Cap Vert s’inspirera de cette leçon, pour devenir le premier grand parc de nature et de respiration de l’Est métropolitain.
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IV. Une gouvernance exemplaire et partagée
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Parce qu’il appartient d’abord aux Quetignois, le foncier doit rester communal. Mais la commune, seule, ne pourrait assumer le coût d’un tel projet. Le parc doit donc être porté à l’échelle métropolitaine, Quetigny mettant le terrain à disposition via un bail emphytéotique ou un dispositif équivalent, et la métropole prenant en charge l’aménagement et la gestion à long terme.
La gouvernance serait ouverte et exemplaire, réunissant : la commune de Quetigny, la métropole de Dijon, des habitants tirés au sort ou issus d’associations locales, et une représentation des abonnés du golf, garants d’une transition apaisée et d’un dialogue constructif.
Le projet pourrait aussi mobiliser des financements mixtes : publics (métropole, département, région, État, Union européenne) et privés, via des partenariats d’intérêt général ou du mécénat écologique local. Ainsi, l’expertise des golfeurs, la passion des habitants et l’engagement des collectivités pourraient se conjuguer pour un bien commun durable.
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V. Un projet d’union et d’avenir
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Le Grand Parc du Cap Vert n’est pas une utopie, mais une vision réaliste et mobilisatrice. Il incarne un projet d’écologie concrète, de justice territoriale et de vivre-ensemble : rééquilibrer la métropole, préserver les sols et la biodiversité, offrir un lieu de détente populaire et intergénérationnel, inscrire Quetigny dans la dynamique écologique métropolitaine.
Ce projet est aussi une main tendue à toutes celles et ceux qui veulent agir ensemble pour le bien commun.
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Les quelques lignes qui précèdent sont un manifeste en faveur de ce projet, mais nous sommes déjà allés un peu plus loin en tentant une première approche de déclinaison opérationnelle structurée, que nous vous livrons à la suite :
1. Contexte et opportunité politique
2. Principes du projet
3. Gouvernance et partenaires potentiels
4. Perspectives 2026 et suites à donner
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1. Contexte et opportunité politique
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Le grand projet structurant des deux précédents mandats — le programme “Cœur de Ville” autour de la place Roger Rémond, de la médiathèque et du renouvellement urbain — arrive aujourd’hui à son achèvement. Cette étape succès marque la fin d’un cycle pour Quetigny : celui de la reconstruction et de la densification (plus ou moins) maîtrisée de son centre.
Le prochain mandat doit désormais ouvrir un nouvel horizon mobilisateur. La transformation du golf du Cap Vert en grand parc métropolitain de l’Est dijonnais offre cette perspective : un projet d’envergure, écologique et fédérateur, à la hauteur des enjeux du climat, de la qualité de vie et de l’attractivité métropolitaine.
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X 2. Principes du projet
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L’objectif n’est pas d’effacer le golf, mais de l’ouvrir à la population :
- maintien d’un espace de pratique et d’initiation au golf,
- transformation du reste du site en parc familial et arboré, mêlant nature, promenade, détente et culture,
- création d’une pièce d’eau naturelle alimentée par la Mirande et la récupération des eaux pluviales,
- développement de corridors écologiques et d’un maillage de mobilités douces.
Le projet doit être pensé comme un parc de nature et de respiration, inspiré des réussites récentes de la métropole (Toison d’Or, lac Kir), mais avec une identité propre à l’Est dijonnais.
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Y 3. Gouvernance et partenaires potentiels
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- Foncier : propriété communale conservée par Quetigny.
- Portage du projet : métropole de Dijon, via un bail emphytéotique ou dispositif équivalent.
- Gouvernance : ouverte et exemplaire, associant la commune, la métropole, les habitants (tirage au sort ou associations locales) et les représentants des golfeurs.
- Financement : combinant fonds publics (métropole, région, État, Europe) et mécénat local pour un modèle mixte et durable.
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Z 4. Perspectives 2026 et suites à donner
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Ce projet s’inscrit comme une nouvelle étape structurante pour Quetigny et la métropole :
- équilibre territorial et écologique,
- amélioration de la qualité de vie,
- cohérence avec la stratégie métropolitaine de transition,
- potentiel de fédération politique autour d’un symbole fort d’écologie concrète.
Pour aller plus loin – perspectives 2026 :
- lancer une concertation citoyenne ouverte (habitants, associations, golfeurs).
- engager le dialogue avec la métropole pour étude de faisabilité.
- identifier les partenaires financiers publics et privés.
- inscrire le projet dans la campagne commune 2026 autour du bien-vivre et de la transition écologique.
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Si ces élucubrations faisaient "tilt" dans la tête de certain-e-s de nos lect·eur·ice·s, qu’ils et elles n’hésitent pas à nous en faire retour, que ce soit par enthousiasme, ou pour nous dire que nous sommes de doux dingues rêveurs et que l’idée est une folie douce ou même délirante !
Qui sait, peut-être que nous pourrions proposer la chose pour figurer au rang des éléments potentiellement structurants du programme de la prochaine mandature municipale de Quetigny !
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​À vos plumes ou à vos claviers si le cœur vous en dit !
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2. Enjeux territoriaux et environnementaux
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L’Est de la métropole dijonnaise demeure dépourvu de grand parc public. Le Sud s’appuie sur la Colombière, l’Ouest sur le lac Kir, le Nord sur le parc de la Toison d’Or. L’Est, lui, ne dispose que d’espaces fragmentés. Pourtant, le bassin de vie Quetigny–Chevigny–Sennecey–Neuilly–Crimolois regroupe plus de 20 000 habitants.
Le site du golf de Cap Vert, propriété communale à 90 %, représente plus de cinquante hectares de verdure continue, parfaitement accessibles par le tramway T1 (arrêt Cap Vert). Créer ici un grand parc métropolitain, c’est répondre à un besoin d’équilibre territorial et écologique.
DÉJÀ DIT ?


