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La mort est dans le pré

Dans le cadre de la semaine pour les alternatives aux pesticides du 20 au 30 mars, Quetigny-Environnement, FNE 21, ATTAC, les Ami·e·s de la Conféfération Paysanne  et  les Amis de la Terre organisaient le 30 mars dernier une soirée ciné-débat pour parler des pesticides, en projetant le film d'Éric Guéret La mort est dans le pré.

Avant la projection du film, nous avons tenu à rendre hommage à Jean-Marc CONVERS, grand militant de toutes les causes écologiques , décédé courant mars.

Cette soirée a rassemblé une centaine de personnes. Le film retrace les batailles du premier agriculteur (céréalier charentais), Paul François, atteint d'un cancer de la moelle osseuse à 47 ans, qui a réussi à faire condamner Monsanto. La firme américaine, plus connue aujourd'hui sous l'apellation Bayer-Monsanto, fabrique des pesticides qui empoisonnent aussi bien ses utilisateurs que les simples citoyens, puisqu'on retrouve ses poisons dans la nourriture comme dans les urines et cheveux de ces derniers. Paradoxalement, cette entreprise fabrique également des médicaments pour soigner les humains victimes des pesticides ! Ainsi le cercle vertueux des profits maximum est complet !...

Paul François crée Phyto-victimes, une association regroupant les victimes des pesticides dans le monde agricole. Le film est une immersion auprès de ces agriculteurs condamnés. On suit leur itinéraire médical, leur combat pour que leur cancer soit reconnu comme maladie professionnelle auprès de la M.S.A.  On analyse également leur volonté de passer au bio, avec toutes les difficultés que cela entraîne.

Finalement, Paul François passera au bio et le réalisateur Éric Guéret le retrouvera en 2020 pour sortir La vie est dans le pré, film beaucoup plus optimiste.

Suite à la projection du film La mort est dans le pré, un débat  organisé par les différentes associations ainsi que par des professeurs du lycée agricole et d'Agro-Sup Dijon  a montré l'intérêt de la population pour les produits bio. Cependant, mieux vaut privilégier les produits estampillés "Nature et Progrès" ou "certifié AB agriculture biologique", mais éviter les produits "issus d'une exploitation haute valeur environnementale" n'ayant aucune contrainte réglementaire concernant l'usage des pesticides.

L'Europe, et la France en particulier, devaient s'engager à réduire fortement l'utilisation des pesticides. Mais plutôt que cela, on a réautorisé l'emploi des néonicotinoïdes qui ont un impact sur la biodiversité, notamment sur la mortalité des abeilles. Aussi, le risque de réutilisation d'autres produits chimiques poisons existe  avec la prise de position d'élu·e·s politiques, comme celle du sénateur Duplomb.

Il faut savoir que la diminution de l'utilisation des pesticides n'est pas à l'ordre du jour des argumentaires de certains syndicats agricoles comme  la FNSEA ou la Coordination Rurale !...

Pour compléter vos connaissances, vous pouvez retrouver, en replay sur France 5, l'émission Sur le front : que se passe-t-il dans nos champs ?, présentée par Hugo Clément. Et aussi, toujours en replay sur France 5, l'émission Violence dans les champs de Nicolas Legendre et Magali Serre, suivie d'un débat : "le monde en face" ; dans ce documentaire, vous retrouverez Paul François qui fait l'objet de graves menaces menées par des utilisateurs de pesticides .

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